La dégustation
Voici quelques conseils pour profiter pleinement de la dégustation du Morgon du Domaine de Leyre-Loup.
La bouteille - Passer le vin en carafe
Tout d'abord, il faut prendre soin d'ouvrir la bouteille suffisamment longtemps à l'avance. Pour s'exprimer, les arômes doivent se mettre en contact avec l'air, sinon on dit que le nez du vin est fermé. Dans ce cas, il faut passer le vin en carafe, ce qui augmente le contact entre vin et air (à titre anecdotique, nous avons retrouvé certains menus de réceptions officielles du début du 20ème siècle. Avant les meilleurs premiers grands crus de Bordeaux, on servait avec entrées et hors d'œuvres un Morgon en carafe !).
La robe - La charpente du vin
On observera ensuite la robe du vin. Pour ce faire, incliner le verre au-dessus d'un support blanc afin d'observer la rime (le pourtour du vin) et le centre du verre. La couleur donnera une bonne indication du potentiel de garde et de la maturité du vin.
La charpente du vin s'obtient en effet par dégradation de la matière colorante. Dans la jeunesse du Morgon et du Fleurie, la rime sera claire et la robe grenat pouvant tirer sur le rubis. On retiendra principalement que ces couleurs sont minérales, c'est-à-dire froides. En vieillissant, le vin va tuiler. La robe va devenir peu à peu ocre, un ton chaud, en commençant par la rime. Lorsque toute la robe est tuilée, il faut boire le vin. On constatera cet effet de couleur en dégustant simultanément un Leyre-Loup de l'année et un Leyre-Loup de plus de quatre ans d'âge.
Le gras de la robe, c'est-à-dire la capacité du vin à tenir sur le verre lorsqu'on l'incline puis le redresse, sera une bonne indication de la suavité du vin.
Les arômes
Jeune, le vin du Domaine de Leyre-Loup présente un nez caractéristique d'arômes secondaires, en général dominé par les fruits rouges et fruits noirs tels que cassis, griotte, souvent complété en Fleurie par quelques notes florales légères (même si le nom de l'appellation Fleurie n'y est pas lié) et une pointe de réglisse.
Quand le vin de Morgon a morgonné, c'est-à-dire après quelques années, le nez se complexifie, le fruit laissant la place au bouquet tertiaire bourguignon, où le terroir s'exprime. On découvre alors des notes de sous-bois, de pierre à silex, de cuir, avec l'apparition d'épices (poivre ou pain d'épices), ces dernières tendant à se révéler en fin de dégustation.
Le palais - L'équilibre et la longueur en bouche - Le fondu des tanins
Au palais, il ne faut pas hésiter à garder longtemps le vin en bouche : c'est là que l'on appréciera pleinement la finesse des vins du domaine. On jugera à la fois du bon équilibre du vin, facteur déterminant de conservation, et de la révélation des tanins : l'attaque est souple et légère, puis les tanins fondus se révèlent petit à petit, procurant une sensation de plénitude. Le vin est très long, riche dans la finesse, et laisse après avoir été dégusté une empreinte qui se prolonge, caractéristique de sa qualité.






